ARTICLE DES ECO-DELEGUES : PORTRAIT DE PAUL WATSON
Paul Watson
Paul Watson grandit dans la ville de St. Andrews-by-the-Sea, au Nouveau-Brunswick. Jeune déjà, il piste les trappeurs pour détruire leurs pièges. Il travaille comme guide à l'Expo 67, l'exposition internationale de Montréal, avant de déménager à Vancouver.
En 1968, il s'engage dans les garde-côtes canadiens, où il sert dans des navires météorologiques et des aéroglisseurs de secours en mer. En 1969, il s'enrôle dans la marine marchande à bord d'un navire norvégien, le Bris, en tant que matelot. Ce navire, enregistré à Oslo, naviguait principalement sur l'océan Indien et le Pacifique.
En 1975, il participe à une campagne contre les baleiniers soviétiques. Sur ce point, il est écrit sur le site de la Sea Shepherd :
« Durant cette confrontation, un cachalot harponné surgit dangereusement au-dessus de l’embarcation de Paul. Dans son œil, Paul discerna de la compréhension. Il sentit que l’animal savait pourquoi il était là et ce qu’il essayait de faire. Il vit cet énorme animal se dégager de dessus le Zodiac, glisser dans l’eau et mourir. Cet échange de regards, pendant quelques secondes, changea la vie de Paul pour toujours. Il fit dès lors le vœu de défendre toute sa vie les créatures marines. »
Les campagnes qu'il mène lui ont valu des poursuites judiciaires dans divers États, dont les États-Unis, le Canada, la Norvège, le Costa Rica et le Japon. En 2002 Paul Watson s’est opposé à une pêche illégale d'un bateau costaricain.
En 2011, Paul Watson et son ONG qui, chaque année, fait une campagne contre les baleiniers japonais, gênent considérablement la flotte japonaise cette année-là. La flotte ne parvient ainsi à ramener qu'un dixième de son quota de baleines. Les baleiniers japonais attaquent Paul Watson devant la justice américaine, mais échouent. En 2012 et 2013, il reste pendant quinze mois en mer dans des eaux extraterritoriales afin d'éviter d'être arrêté.
Watson retourne à Los Angeles en octobre 2013, afin de témoigner dans un procès contre son ONG, Sea Shepherd.
En 2013, Le Figaro fait un bilan de l'activité de Paul Watson sur les quarante dernières années, indiquant notamment qu'il a à son actif 11 bateaux coulés, 10 navires éperonnés, et 3 600 baleines sauvées (ainsi que des dizaines de milliers de phoques, dauphins, thons et requins). Il est devenu pour ses ennemis « l'écologiste à abattre ». Notamment, le Japon fait désormais accompagner sa flotte par un navire militaire comportant 250 hommes et trois hélicoptères.
Grâce aux dons, Paul Watson achète un nouveau bateau. Il reprend la mer. Il est arrêté en juillet 2024 au Groenland (au Danemark), sur la base du mandat d’arrêt international japonais. Le Japon l’accuse d’avoir blessé le personnel de baleiniers en 2010.